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art contemporain
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Colette Grangérard




Image Anges déchus
L'ange déchu. Un ange déchu est, dans les traditions chrétiennes et certaines autres religions, un ange exilé ou banni du Paradis. La plupart du temps, ce bannissement résulte d'une punition pour désobéissance ou rébellion contre Dieu. Le plus connu des anges déchus est Lucifer, et son nom est fréquemment donné à Satan dans les croyances chrétiennes, bien que cet usage semble résulter d'interprétations particulières, la seule référence aux anges déchus dans la Bible étant un passage du Livre d'Isaïe. Le principal texte chrétien évoquant les anges déchus est le livre d'Hénoch, considéré comme apocryphe par la majorité des Églises. La notion d'ange déchu se retrouve dans d'autres religions, comme la tradition hindoue, et elle forme un thème artistique populaire






Voici  un extrait de l'article paru en mars 2009, dans la revue Diasporique
au sujet de l'œuvre de Colette Grandgérard intitulé
« Ne perdre de vue ni la force de la vie ni les inquiétudes du devenir »
Ce qui donne sa force à une représentation du corps, c'est sa déformation
par rapport à la réalité... ce qui m'intéresse ce sont moins les déformations
en elles-mêmes que ce qu'elles nous disent de la singularité d'un corps;

Dans la ligne philosophique de Foucault, " le corps utopique", les
hétérotopies, les œuvres de Colette Grandgérard s'inscrivent dans le
langage d'un nouvel espace-temps, pour nous faire découvrir en nous en
proposant les extrêmes, les forces de la liberté
un corps non pas appréhendé dans sa beauté classique mais dans son
histoire personnelle...


Les sculptures de Colette Grandgérard tendent, à travers la rencontre du bronze et du verre, à croiser des territoires qui constituent pour l’artiste autant de lieux de création, d’espaces de respiration, d’objets de questionnement — Abomey au Bénin, au cœur du pays vaudou,  pour la réalisation du fragment en bronze, Paris pour la fabrication de celui en verre. Le langage plastique de l’artiste est ainsi le fruit de sa traversée de deux cultures, dans la première, la référence à l’animisme étant omniprésente pour les fondeurs avec qui elle  collabore. Il est, en effet, dans la coutume de ne pas procéder à la coulée du métal le mardi, jour consacré à Gou, dieu du feu.

CG délaisse ainsi quelque temps anges de grillage, chaussures fétiches de tarlatane, bio-sculptures, projets de nuages de plumes blanches…  pour faire émerger, de cette volonté de dialogue entre des territoires africains et occidentaux, des équilibres fragiles.

Dans la trajectoire des corps en mouvement, la possibilité de chute est toujours présente tant les appuis tiennent à trois fois rien: main incurvée dans le creux d’une vague, petite valise utilisée comme balancier à la cime d’une montagne, doigt poussant une roue de verre...  Des équilibres où les corps testent dangereusement leurs limites et manifestent  leur attraction pour les jeux risqués se dégage néanmoins une sensation de solidité : les blocs de verre pèsent, les matériaux de caractère brut sont de nature à  durer.

Les dessins qui sont présentés relèvent d'un déplacement non plus géographique, mais dans le temps. Là encore, l’artiste agence des fragments : détails de tableaux classiques de peintres européens d’une part, fruits de ses passages réguliers au Louvre depuis un an, dessins contemporains réalisés dans son atelier, d’autre part. Des passerelles sont ainsi jetées entre des scènes  mythologiques qui constituent les grands thèmes de la peinture classique et des scènes quotidiennes contemporaines, entre des formes de  représentation des corps.


le site de l'exposition




Image PENSER LES TRAVERSEES en OCTOBRE à PARIS

La grande rentrée des expositions sur la scène parisienne, peu avant l'ouverture de la Fiac fin Octobre semble porter un coup de projecteur sur le rapport de l'objet à la réalité contemporaine.

Inaugurée fin Septembre au Centre Pompidou à Paris, l'exposition consacrée au sculpteur ARMAN et à son manifeste du «  nouveau réalisme »,loin désormais du scandale et de l'écoeurement provoqués par ses amas nauséabonds de détritus contestant ainsi tel son maître à penser Duchamp les délires de la société de consommation, fait réfléchir sur le sens de la décision artistique en son choix du vide ( comme son ami Yves Klein) ou du plein ( accumulation du matériel, répétition du geste).

De l'acte politiquement subversif dans l'utilisation de l'objet manufacturé, émerge peu à peu une philosophie du réalisme spéculatif en valeur intrinsèque de l'objet.

Ainsi le Palais de Tokyo expose ce jeudi 7 Octobre l'artiste suisse d'origine, élevée aux U.S.A, Prix Lafayette 2010, CAROL DOVE. Elle présente sous le titre de la « Traversée difficile » une redéfinition de l'objet perçu comme une histoire, une mémoire du monde minéral, végétal composant avec les matériaux industriels. Son pari artistique relève d'une esthétique de l' hétérogène à l'appui d'une pensée des possibles métamorphoses. Sa vision ouvre un champ de perspectives nouvelles dans notre rapport de la réalité de l'objet dans une mobilité toute métaphysique.

Parallèlement à ces deux expositions emblématiques des nouvelles itinérances de la création contemporaine, celle de COLETTE GRANDGERARD, intitulée « Penser la Traversée »à la Galerie Brissot interroge, plus qu'elle n'en conteste les raisons, la problématique du voyage, celle du nomadisme , dont elle explore les différentes mobilités ( territoires, limites, équilibres ).Elle en aborde la réalité et leurs liens émotifs par la construction de leur «  réel  » poétique:

singulière spatialité des sculptures, confrontant l'excentricité de la figure de bronze à la force ( masse) centrifuge du verre . Allégorie du sac « Tati » soutenue par la performance danse, théâtre, clarinette et objets, ordinateur Omax, José Luis Sultan, Benjamin Levy, Jean Brice Godet .

Expressionnisme des dessins – craie sanguine et fusain- inspirés des chefs-d'oeuvres classiques «  Le radeau de la Méduse » de Géricault.

Ces trois expositions ont en commun non point de défendre une posture critique face au monde social, mais bien d'induire une mobilité alternative de l'objet dans le processus créatif. Mobilité libératrice de valeurs nouvelles dans un espace-temps transfiguré.

liens vers  ARMAN au Centre POmpidou

liens vers Carol DOVE au Palais de Tokyo

lien vers le blog de la galerie Brissot Art Contemporai




Image Performance DANSE, CLARINETTE et OBJETS

PERFORMANCE CHOREGRAPHIQUE

Traversées 1.0 (Lévy - Sultan - Godet)

Une rencontre éphémère à la croisée des chemins de l'exposition "Penser la traversée" de Colette Grandgérard

Benjamin Lévy : Ordinateur/OMax
José Luis Sultan : Danse-Théâtre
Jean- Brice Godet : Clarinettes/Objets

  samedi le 2 octobre 2010
à partir de 15h

www.benjaminnlevy.net

www.joseluissultanpinto.blogspot.com

http://myspace.com/jeanbricegodet

 

Flottant à la dérive
dans la furie des vagues
loin de mes rives,

vague  mon corps et mon esprit clandestin 
dans un  tapis gluant d'amertume
transpercé par l'épée de l'exil
glissant  emboîté dans ce carré mouvant,

perforé de famine et d'illusions

accompagné par le sifflement strident des ondines,
et le chant funeste du Passeur
dans la clairière tiède,
du mirage de l'espérance
traverse le temps et l'espace
décomposé, tuméfié,
dans la peur de l'implacable destin
suis je toujours ici,
et déjà Errant au point de partir
ailleurs...

José Luis Sultan